Nous avons réparé et pratiquement reconstruit le chalet de Chanin totalement à l’identique l’été 1992.

Arrivée à Chanin après 2h 1/2 de marche

Nous avons tout fait nous-mêmes: la charpente, les murs en pierre sèche les murs en bois, la couverture, tout…

Beaucoup ce sont fichus de nous à ce moment en disant qu’en tant que parisiens n’y connaissant rien notre chalet ne passerait pas l’hiver. Il est vrai que sans aucune expérience, notre seule valeur était dans l’observation des bâtis existants, les livres, et la récolte d’information auprès des anciens sur les techniques ancestrales.
Je ne peux pas dire que le chalet passera encore un hiver, ou deux ou trois, les tempêtes sont terribles sur la crête à 2200m, mais il a quand même tenu 30 ans.
Ce n’est pas nous qui avons vaincu la montagne, c’est la montagne qui  a bien voulu laisser notre chalet.

Vue vers le Mont Blanc à près de 100km de là.

Espérons qu’il dure encore et encore pour réjouir bien des générations!

 

La croix de Chanin, toujours fleurie!

Et en attendant: de très nombreuses et belles journées (et nuits) passées cet été en montagne!

Café du matin

Mais quand même, toujours du travail là haut.

D’abord le chapeau de cheminée avait été emporté par le vent. Nous en avions mis un standard pour remplacer, mais quand le vend descendait de la montagne, toute la fumée revenait dans la maison.  Nous avons réussi à retrouver un chapeau spécial qui optimise le tirage comme celui que nous avions avant. Tout est rentré dans l’ordre.

Remplacement du chapeau de cheminée

Chanin et les aiguilles d’Arves (Petit-Jean, Jean-Jean et Gros-Jean, ou Cornu, Pointu et Gros Rond, ou encore aujourd’hui: La Tête de chat, la centrale et la méridionale, c’est moins poétique)

Et puis la porte de la cave (l’appentis contre le chalet) est en miettes. (C’est là que la neige stagne longtemps jusqu’au printemps). Pour la remplacer nous avons préparé tout un encadrement en mélèze. Un courageux pyrénéen en visite a eu la gentillesse de porter les deux montants,  (10 ou 15 kilos chacun). Je crois qu’il a eu un peu chaud… et merci à lui).

Portage des montants de la porte de la cave

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et encore et encore du travail sur les chemins. La végétation envahit les chemins les rendant très pénibles, l’été. Avant on avait le Roud-Up. Maintenant nous avons entrepris de consacrer deux jours chaque début d’été à faucher deux chemins, l’un par le Revi, et l’autre par Coirnavan. (Celui passant par la traversée d’arcosses étant abandonné, vous êtes prévenus!).
Débrousaillage à la débrousailleuse à moteur munie d’un triangle en métal. 4 heures de travail à la montée, 4 heures à la descentes… Mais le résultat vaut la peine, et les chemins fauchés sont magnifiques!

Débrousaillage du chemin

Chemin fauché

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanin et la cime des Torches

Et pendant qu’on y est dans les travaux… Le confort à Chanin consiste à dormir dans le foin. Très bon isolant… et confortable quand il y en a beaucoup. Mais le foin ne vient pas tout seul dans la grange… Il faut donc le renouveler de temps en temps. Alors cette année, temps sec idéal, fauchage à la main, puis un autre jour ramassage du foin séché en barillons. Ca sent bon dans la grange, et bonnes nuits en prévision!

Ramassage du foin

Fauchage des foins

Barillon dans la grange

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et quand on aime travailler!!!!

La cime des Torches à près de 3000 mètres est juste au dessus du chalet. Evidement nous aimons bien y aller, la vue est splendide! Et de chez nous ce n’est pas très loin (pour les touristes partant du bas, c’est tout de même 2000 mètres de D+). Mais cette année surprise, le kairn du sommet était démoli et remplacé par un tas de pierres tout à fait minable. Nos courageaux garçons y sont remonté, et ont refait un kairn d’une esthétique parfaite (on voit que l’un étudie l’architecture). C’est bien ça!

Kairn de la cime des Torches avant

Kairn après

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et encore autre problème: la source. Elle ne coulait pratiquement plus. L’eau se perdant dans la terre. Alors il faut tout démonter bien remettre les canalisations en tôle et tout remonter. C’est mieux! L’extraordinaire sécheresse de cette année 2022 sans aucune goutte de pluie pendant tout l’été a fait que pour la première fois depuis toujours le tonneau servant de citerne devant la maison a été vide tout l’été, et notre précieuse source a faibli au point de n’avoir plus qu’un filet d’eau… Mais courageuse, elle ne s’est jamais tarie.

 

Source avant

Sources à la fin de l’été

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour de la source

Après… C’est la joie de retrouver son doux foyer. Notre cuisine n’est certainement pas du confort que cherchent beaucoup de touristes, mais nous l’aimons beaucoup. Le dépaysement est total, et le fait de devoir vivre au plus proche de la nature, comme on y a vécu jusqu’au XIXe siècle un expérience unique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin de l’été, la montagne a bien souffert de la sécheresse aussi, on se croirait à l’automne:

Chanin le 15 août dans la sécheresse

Et puis donc il reste à refermer la porte

Et à redescendre…

Le chemin est parfois vertigineux:

 

Et on voit encore longtemps le chalet qui nous regarde partir du haut de sa montagne

Chanin depuis le chemin contournant le Montziar

A bientôt

Chanin

 

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